lundi 12 juillet 2010
Google et Facebook font progresser la reconnaissance des visages sur internet
Google et Facebook font progresser la reconnaissance des visages sur internet
Le site de socialisation teste depuis une semaine un nouveau système de reconnaissance automatique. Google, qui l’utilise déjà au sein de son logiciel Picasa, affirme avancer de manière très prudente sur ce terrain
Chaque jour, 100 millions de photos sont importées sur Facebook par ses quelque 500 millions d’utilisateurs. De quoi se perdre entre ces clichés au classement souvent aléatoire. Mais la situation pourrait s’améliorer. Le 1er juillet dernier, sur son blog officiel, la firme expliquait travailler à une amélioration sensible de la reconnaissance des visages. Jusqu’à présent, chaque internaute devait identifier une personne via deux étapes. D’abord en indiquant à Facebook qu’un ou plusieurs visages se trouvaient sur une photo. Ensuite en indiquant le nom de la personne ainsi repérée (ou «taguée»).
Dans un premier temps, le site veut supprimer l’étape initiale. Par ses logiciels – et aussi ceux acquis via le rachat du site de partage de photos en ligne Divvyshot, – Facebook reconnaîtra lui-même la présence de visages. Cette nouvelle fonction est actuellement en phase de test auprès d’un nombre limité d’utilisateurs. Ceux-ci n’ont plus qu’à indiquer le nom des personnes immortalisées. Mais comme l’explique Sam Odio, le responsable des photos auprès de Facebook, il ne s’agit que d’une première étape avant… peut-être, la reconnaissance automatique des personnes.
Les responsables du site de socialisation n’en disent pas plus. Mais la tentative de reconnaissance automatique des personnes par Facebook semble inéluctable – du moins sous forme de test. Car si l’on met de côté les nouveaux soucis liés au respect de la sphère privée des internautes, la technologie est déjà au point, comme le montre Google. La firme de Mountain View offre ce service avec la version 3 de Picasa, son logiciel gratuit de classement et de retouche de photo – iPhoto, d’Apple, propose un service similaire.
Picasa effectue un bon travail dans ce domaine. Selon nos tests, plus de 80% des visages présents sur des photos sont automatiquement reconnus par le logiciel. Reste ensuite à savoir qui est qui. Picasa apprend vite dès que l’utilisateur lui indique qui se trouve sur une dizaine de photos. Le logiciel va ensuite suggérer des noms en fonction des visages repérés. Et très souvent, ce sont les bonnes personnes qui sont identifiées. Dans de très rares cas, Picasa s’est trompé en indiquant une autre personne. Google affirme que Picasa calcule par exemple la distance entre les yeux d’une personne et son nez et entre son nez et ses oreilles.
Il ne s’agit que de photos se trouvant sur son ordinateur. Il est certes possible d’importer ses photos ainsi taguées sur ses albums web, mais la reconnaissance des visages n’est pas activée par défaut. Seul l’utilisateur, ou les personnes à qui il donne expressément les droits, peut identifier ainsi des visages. «Nous savons qu’il y a des inquiétudes concernant la protection de la sphère privée en cas d’utilisation plus large de cette technologie, explique Matthias Meyer, porte-parole de Google. Nous n’utilisons pas la reconnaissance faciale de manière plus importante dans nos produits, et si nous devions le faire, nous le ferions de manière transparente». L’on peut ainsi imaginer que l’application «Goggles», permettant la recherche sur le Web via des photos prises avec son téléphone, intègre à l’avenir cette technologie. Google affirme que la technologie est prête pour «Goggles» mais ne lance pas ce service tant que des questions liées à la sphère privée ne sont pas résolues.
Dans un registre très proche, la firme Face.com a lancé deux applications, «Photo Finder» (utilisable via Facebook) et «PhotoTagger», pour identifier ses amis de manière quasi automatique. Et à Martigny, au sein de l’institut de recherche IDIAP, l’équipe du chercheur Sébastien Marcel continue à développer un système de reconnaissance des visages. Disponible depuis 2007 déjà, son service «Google Portrait» (sans lien commercial avec la firme américaine) est en constante amélioration. La reconnaissance est aussi utilisable via la caméra de son téléphone mobile Source Le Temps.ch
Le site de socialisation teste depuis une semaine un nouveau système de reconnaissance automatique. Google, qui l’utilise déjà au sein de son logiciel Picasa, affirme avancer de manière très prudente sur ce terrain
Chaque jour, 100 millions de photos sont importées sur Facebook par ses quelque 500 millions d’utilisateurs. De quoi se perdre entre ces clichés au classement souvent aléatoire. Mais la situation pourrait s’améliorer. Le 1er juillet dernier, sur son blog officiel, la firme expliquait travailler à une amélioration sensible de la reconnaissance des visages. Jusqu’à présent, chaque internaute devait identifier une personne via deux étapes. D’abord en indiquant à Facebook qu’un ou plusieurs visages se trouvaient sur une photo. Ensuite en indiquant le nom de la personne ainsi repérée (ou «taguée»).
Dans un premier temps, le site veut supprimer l’étape initiale. Par ses logiciels – et aussi ceux acquis via le rachat du site de partage de photos en ligne Divvyshot, – Facebook reconnaîtra lui-même la présence de visages. Cette nouvelle fonction est actuellement en phase de test auprès d’un nombre limité d’utilisateurs. Ceux-ci n’ont plus qu’à indiquer le nom des personnes immortalisées. Mais comme l’explique Sam Odio, le responsable des photos auprès de Facebook, il ne s’agit que d’une première étape avant… peut-être, la reconnaissance automatique des personnes.
Les responsables du site de socialisation n’en disent pas plus. Mais la tentative de reconnaissance automatique des personnes par Facebook semble inéluctable – du moins sous forme de test. Car si l’on met de côté les nouveaux soucis liés au respect de la sphère privée des internautes, la technologie est déjà au point, comme le montre Google. La firme de Mountain View offre ce service avec la version 3 de Picasa, son logiciel gratuit de classement et de retouche de photo – iPhoto, d’Apple, propose un service similaire.
Picasa effectue un bon travail dans ce domaine. Selon nos tests, plus de 80% des visages présents sur des photos sont automatiquement reconnus par le logiciel. Reste ensuite à savoir qui est qui. Picasa apprend vite dès que l’utilisateur lui indique qui se trouve sur une dizaine de photos. Le logiciel va ensuite suggérer des noms en fonction des visages repérés. Et très souvent, ce sont les bonnes personnes qui sont identifiées. Dans de très rares cas, Picasa s’est trompé en indiquant une autre personne. Google affirme que Picasa calcule par exemple la distance entre les yeux d’une personne et son nez et entre son nez et ses oreilles.
Il ne s’agit que de photos se trouvant sur son ordinateur. Il est certes possible d’importer ses photos ainsi taguées sur ses albums web, mais la reconnaissance des visages n’est pas activée par défaut. Seul l’utilisateur, ou les personnes à qui il donne expressément les droits, peut identifier ainsi des visages. «Nous savons qu’il y a des inquiétudes concernant la protection de la sphère privée en cas d’utilisation plus large de cette technologie, explique Matthias Meyer, porte-parole de Google. Nous n’utilisons pas la reconnaissance faciale de manière plus importante dans nos produits, et si nous devions le faire, nous le ferions de manière transparente». L’on peut ainsi imaginer que l’application «Goggles», permettant la recherche sur le Web via des photos prises avec son téléphone, intègre à l’avenir cette technologie. Google affirme que la technologie est prête pour «Goggles» mais ne lance pas ce service tant que des questions liées à la sphère privée ne sont pas résolues.
Dans un registre très proche, la firme Face.com a lancé deux applications, «Photo Finder» (utilisable via Facebook) et «PhotoTagger», pour identifier ses amis de manière quasi automatique. Et à Martigny, au sein de l’institut de recherche IDIAP, l’équipe du chercheur Sébastien Marcel continue à développer un système de reconnaissance des visages. Disponible depuis 2007 déjà, son service «Google Portrait» (sans lien commercial avec la firme américaine) est en constante amélioration. La reconnaissance est aussi utilisable via la caméra de son téléphone mobile Source Le Temps.ch
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