
Plusieurs Etats, dont l'Inde, ont fait pression sur RIM afin qu'il offre un accès à ses données chiffrées. REUTERS/© Steve Marcus / Reuters
Le fabricant du Blackberry, Research in Motion (RIM), demande entre dix-huit et vingt-quatre mois pour remédier aux problèmes de sécurité sur les échanges professionnels soulevés par les autorités indiennes, rapportent deux journaux vendredi 7 janvier. Depuis plusieurs mois, le groupe canadien négocie avec les autorités indiennes, qui menacent de fermer deux services de messagerie du téléphone ultrasécurisé si le groupe ne permet pas aux agences de renseignement de contrôler les données cryptées.
The Economic Times et le journal économique indien Mint publient les minutes d'une rencontre qui a eu lieu le 29 décembre entre RIM, le gouvernement, et des responsables des agences indiennes de sécurité. Mais RIM a nié jeudi avoir l'intention de fournir l'accès à des données transmises via le serveur professionnel du Blackberry."RIM réaffirme que toute rumeur sur le fait que l'entreprise fournisse, ou cherche à fournir, un accès aux données transmises via le serveur professionnel du Blackberry est à la fois faux et technologiquement impossible", a déclaré l'entreprise dans un communiqué.
ENJEU ÉCONOMIQUE POUR RIM
L'Inde craint que des communications non surveillées puissent représenter un danger pour sa sécurité. Le pays, en proie à des violences séparatistes au Cachemire et à une rébellion maoïste dans de nombreux Etats, est particulièrement attentif aux usages possibles des nouvelles technologies depuis qu'en novembre 2008, un commando d'islamistes les a employées pour coordonner des attentats à Bombay, qui avaient fait cent soixante-six morts.
Mais pour le fabricant canadien, l'enjeu est aussi économique : le nombre actuel de terminaux BlackBerry, est estimé à environ 1 million en Inde, mais la demande croît rapidement. Source Le Monde


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