Une association le réclame pour protéger les mineurs des pédophiles.
Facebook avait fini par l'installer au Royaume Uni en juillet dernier.
A l'origine de cette décision, le scandale d'une jeune femme tuée par un violeur en série, qui avait utilisé le réseau social pour l'approcher. Facebook avait d'abord refusé d'installer un bouton d'alerte, craignant des dénonciations abusives, puis avait finalement cédé à la pression d'une association.
C'est au tour de la France de réclamer un tel bouton, pour protéger des pédophiles les adolescents.
Et rien de plus efficace qu'un groupe Facebook pour obtenir gain de cause: c'est l'objectif de la page "Net Ecoute", créée à l'initiative de l'association e-enfance.

Le bouton d'alerte pourrait fonctionner sur le même principe que celui du Royaume-Uni.
Concrètement, comment ça marche?
L'application s'adresse aux jeunes de 13 à 18 ans. En cliquant sur un bouton, ils peuvent signaler à une association pour la sécurité des jeunes sur Internet tout comportement suspect. L'application les met également en garde contre les risques qu'ils encourent sur Facebook. En un mois, déjà 211 signalements auraient été transmis au Royaume-Uni.
En attendant l'arrivée d'un tel bouton en France, les internautes peuvent toujours cliquer sur le lien "signaler" dès qu'il voient un groupe, un profil ou un message suspect. Mais Facebook met souvent un temps fou à réagir.
Les boutons d'alerte, un nouveau concept?
Ils existent déjà sur d'autres réseaux sociaux américains.
En France, sur le réseau Skyblog, adressé aux ados, il est possible de signaler un abus. "Nous avons de 2000 à 5000 signalements par jour, la majorité concerne des incivilités entre jeunes auxquels nous répondons en donnant des conseils", explique Franck Cheneau, directeur délégué du réseau au Figaro.
Pour des abus plus grave, le site alerte la police.
Facebook cédera-t-il a la pression des internautes Français?
Source Le Post.fr


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